Sport, Éducation Populaire dans un même ministère ! C’est bien, mais…

Télécharger l’ActuWeb du 21 mai 2012 : ActuWeb 21/05/12

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Sport, Éducation Populaire dans un même ministère ! C’est bien !
Ce ministère doit pleinement relever de la mission nationale d’éducation !

Il fallait un signal fort pour refonder, et ne pas seulement restaurer, l’ex ministère de la jeunesse et des sports. En confiant à Valérie Fourneyron un portefeuille sport, jeunesse, éducation populaire, vie associative, le nouveau gouvernement donne ce signal. Cela répond à l’attente massive des personnels et de leurs syndicats. Nous saluons l’intitulé de l’éducation populaire, ce qui suppose d’en adopter les démarches fondatrices à l’origine de ce ministère… (lire la suite)

 

Agir ensemble pour construire une autre histoire !

Sortir de la politique antisociale conduite par le président sortant et sa majorité politique était nécessaire pour en finir avec les stigmatisations, les vindictes antisyndicales, les divisions érigées en système de gouvernement. L’élection de François Hollande est susceptible d’ouvrir d’autres perspectives en matière d’orientation économique, sociale et environnementale. Pour cela une rupture doit être opérée contre l’austérité infligée aux peuples. La soumission aux diktats des spéculations financières doit cesser. Une autre gouvernance européenne doit être recherchée. Dans les jours à venir, nous allons très certainement enregistrer des attaques fortes des tenants des marchés financiers pour déstabiliser toute volonté de politique sociale apportant des réponses aux jeunes, aux chômeurs, aux retraités et aux précaires de notre pays. Le monde de la finance n’a aucun intérêt à un autre partage des richesses.

Cet autre partage des richesses passe par la restauration des solidarités et des grandes fonctions sociales collectives dans notre pays. L’amélioration des services publics et une fonction publique dynamique participent de cette efficience au service de tous. Rompre avec la révision générale des politiques publiques s’impose, mais revenir sur la réforme territoriale de l’Etat est aussi une nécessité. Des administrations fourre-tout ont perdu le sens de leurs missions publiques. Elles sont en train d’être broyées, soumises aux logiques polyvalentes des préfectures.

Dans le secteur de responsabilité d’EPA-FSU des mesures urgentes sont à mettre en œuvre pour sauver et restaurer un véritable service public de l’éducation tout au long de la vie auquel contribuent les activités physiques et sportives et l’éducation populaire. Tout comme nous n’avons cessé de le porter pendant la campagne électorale auprès des candidats de gauche il nous faut après les élections législatives le vote rapide d’une loi de finance rectificative et des programmations de fond pour les cinq années à venir.

Pour EPA-FSU il y a urgence sur ces quatre points :

  • La priorité affichée aux politiques en direction des jeunesses passe par la création d’un ministère de l’éducation nationale intégrant la notion d’éducation tout au long de la vie.
  • La mission nationale de l’éducation par le sport (via un ministère des sports intégré au MEN) participe de ce projet politique pour une société éducative. L’éducation populaire, les démarches éducatives tout au long de la vie, ne doivent plus se confondre avec des politiques « jeunesse » qui sont entièrement à revoir. Un secrétariat d’État à l’éducation populaire doit lui aussi être intégré à l’éducation nationale. La refondation d’un ministère « jeunesse et sports » doit être envisagée autour de ces deux programmes structurants. La DRH des ministères sociaux doit rapidement cesser sa gestion calamiteuse des personnels techniques et pédagogiques ainsi que  sa destruction de la filière administrative de l’éducation. Le MEN doit reprendre cette gestion.
  • Des services de l’Etat dédiés au sport et à l’éducation populaire doivent être de nouveau créés. Il faut sortir des DDDCS et DDCSPP les professeurs de sports et conseillers d’éducation populaire, et avec eux toute la filière d’emplois complémentaires à leur action publique. Il y a un « devoir d’inventaire » des DRJSCS, afin d’examiner leur pertinence pour porter la mission éducatrice.
  • Dès aujourd’hui, il faut anticiper un acte III de la décentralisation. La mission nationale d’éducation tout au long de la vie doit être reconnue, distincte et complémentaire des compétences des collectivités locales, partagée avec des acteurs associatifs.

Les évolutions nécessaires doivent se faire avec les personnels. Les organisations syndicales doivent à nouveau être reconnues comme des partenaires utiles, indispensables à la construction démocratique de notre société. EPA propose aux syndicats qui se retrouvent sur cette orientation débattue avec les collègues d’unir les forces pour agir ensemble, pour l’éducation et l’émancipation.

Nantes, le 7 mai 2012

Télécharger au format pdf : Communiqué EPA/FSU 7 mai 2012

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10 mesures urgentes pour l’Éducation populaire et le Sport

Télécharger : 10 mesures urgentes pour l’éducation populaire et le sport : un enjeu national et citoyen sur l’ensemble du territoire national

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Le service public du sport et celui de l’éducation populaire et des activités des jeunesses se sont structurés ensemble dans notre pays, selon un modèle de compétences partagées entre l’Etat et les associations. Pour des raisons de viabilité administrative et de rationalité de gestion, mais aussi de proximités pédagogiques pour l’éducation tout au long de la vie, le syndicat EPA-FSU – multicatégoriel – considère qu’il n’est pas judicieux de séparer « sport » et « éducation populaire ». EPAFSU est porteur de 10 propositions ayant un caractère d’urgence pour refonder une politique publique éducative tout au long de la vie de laquelle le sport participe de manière majeure…(lire la suite)

Traverses Unitaires n°76

Télécharger la revue syndicale : Traverses Unitaires n°76

 

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Rénovation du BPJEPS

L’arrêté portant modification des dispositions réglementaires du code du sport, relatif  à la “rénovation du BPJEPS” est enfin paru au JO du 9 mars. Une instruction d’application est en cours d’élaboration.
Nous y reviendrons prochainement…

Arrêté du 3 février 2012 portant modification des dispositions réglementaires du code du sport

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Perte d’autonomie : un dossier à reprendre d’urgence

Télécharger la note d’information de la FSU : Perte d’autonomie

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Le grand débat sur la « dépendance » annoncé par Nicolas Sarkozy comme un «défi à la responsabilité », préalablement d’ailleurs bien verrouillé par le rapport Rosso-Debord, a été enterré en août dernier par le Premier Ministre comme risquant d’entraîner des dépenses supplémentaires déraisonnables ! Il faut dire qu’il avait suscité des réactions allant à l’encontre des réponses espérées voire prédéfinies !

La prise en charge de la perte d’autonomie n’en demeure pas moins une question sociale majeure, qui pose des problèmes d’organisation, de financement, d’emplois et de formations. La période de la campagne présidentielle est un moment privilégié pour rappeler les propositions de la FSU qui s’inscrivent dans une prise en charge publique et solidaire et une gestion collective.

Au moment où le financement global de la protection sociale est remis en question avec, entre autres mesures, la TVA «sociale», reprendre ce dossier de la perte d’autonomie est une urgence. L’attentisme n’est pas de mise alors que les restes à charge s’accroissent.

La FSU

Mars 2012, le printemps du Service Public ?

Depuis  des années on cherche à nous imposer l’idée que « l’État n’est pas la solution mais le problème » vis-à-vis des difficultés socio-économiques qui s’amoncellent. Est visé bien sûr l’État « social » ou « providence » comme on l’appelait à l’issue de ces «Trente glorieuses»  qui ont vu les rapports entre capital et travail s’améliorer relativement et temporairement au profit du deuxième. Dans cette logique s’est construite une Europe néolibérale fondée sur la concurrence « libre et non faussée ».

De cette offensive idéologique et politique menée avec une grande cohérence et dans la durée, le Service public est la grande victime. L’État néolibéral, pas du tout affaibli, lui mène la vie dure : la santé, l’éducation, la justice, l’emploi, le logement, les transports, l’énergie, l’environnement, les communications, l’information, la culture, le sport … tout est soumis à la concurrence, au management, à la marchandisation, à l’austérité pour un service minimum garanti.

Ces politiques ont produit les crises financières, économiques, écologiques et sociales que nous subissons aujourd’hui ! Les dégâts « collatéraux » en sont des régressions sociales et idéologiques qui se traduisent partout dans le monde et particulièrement en Europe, par la montée de la pauvreté, des inégalités, des violences et des replis communautaires.

Face à l’ampleur du désastre, on nous parle aujourd’hui du nécessaire retour de l’État, de la nécessité de soigner une Europe qui devient chaque jour un peu plus, le problème. Mais c’est un État gendarme, autoritaire, agent très actif pour imposer toujours plus d’austérité, avec la menace de replis nationalistes, voire xénophobes, face à la « mondialisation » qui n’est plus «heureuse» du tout. C’est une Europe qui au mépris de la démocratie conduit des pays à la ruine, comme la Grèce en est la dramatique et scandaleuse démonstration.

On nous vend la « compétitivité ». Où il est toujours question que beaucoup perdent pour que quelques-un-es gagnent. C’est l’aberrant exemple des huit « initiatives d’excellence» (Idex) qui vont se répartir plusieurs milliards d’euros pendant que toutes les autres universités vont végéter. Qu’importe, si « nous » réussissons enfin à monter sur le podium de Shanghai !  Voilà donc les États, les régions, les départements, les communes, les « pôles métropolitains » engagés dans la lutte pour « l’excellence ». Non pas pour que toutes et tous soient excellent(e)s, mais pour gagner contre son voisin au tirage d’un loto évidemment anti-solidaire et anti-égalitaire, dans lequel seuls quelques « heureux » gagnent alors que des millions d’autres ont perdu. Logique folle et destructrice à laquelle il faudrait nous plier au nom de la dette et de nos dépenses publiques insupportables.

En France les effets de la RGPP - Révision Générale des Politiques Publiques - sont pourtant malheureusement connus, en terme de dégradation des services publics – voire de disparition –, en terme de délitement de la solidarité et enfin en terme de souffrance au travail pour toutes celles et tous ceux qui en ont encore. La réforme des collectivités locales, l’offensive contre les associations viennent compléter l’offensive.

Partout des résistances, parfois momentanément victorieuses, mais toujours vouées à reprendre, se mènent. Mais surtout partout des collectifs se mettent en place pour élaborer des alternatives et proposer de nouvelles pistes pour reconstruire de façon plus démocratique et plus efficace des services publics à partir des besoins des populations et des territoires.

Mars 2012 peut et doit être le début du « Printemps du Service Public »

  1. Le 3 mars à Clermont Ferrand à l’appel de la Convergence du rail
  2. du 14 au 17 mars à Marseille pour le Forum alternatif mondial de l’eau
  3. le 24 mars à Aubagne pour la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité
  4. le 31 mars dans toutes les villes de France à l’appel du collectif « Libérons les élections », du « Collectif pour un audit citoyen de la dette publique » et de celui « Pour un Pôle public financier au service des Droits ! »
  5. et tout au long de ces semaines avec les parents d’élèves et les personnels contre les fermetures de classes et des RASED
  6. partout avec les usagers, les personnels concernés et les élu-es pour les services publics locaux.

Ce printemps du Service Public doit préparer un nouvel été. Nulle nostalgie, ni retour à un passé idéalisé. Nous voulons construire, développer et améliorer un Service Public, démocratiquement géré et piloté. Logement, petite enfance, dépendance, finances, information… de nouveaux Services Publics doivent être construits.  Aménagement égalitaire du territoire, développement durable, épanouissement de tous et toutes. Le Service Public que nous voulons contribue fondamentalement à faire que notre société réponde aux besoins économiques, sociaux, culturels et sanitaires… du plus grand nombre, avec une autre répartition des richesses et des moyens.

Nous partageons l’idée que le Service Public est seul capable de répondre à une définition et gestion démocratique des biens communs, d’assurer la satisfaction des besoins fondamentaux de chacun(e) sans discrimination d’aucune sorte, genre, origine, croyances, et opinions philosophiques. L’élaboration et la mise en œuvre de l’intérêt général, la redistribution des richesses qu’il induit, la solidarité qu’il nécessite et mobilise, l’implication populaire qu’il exige, participent de la construction d’une société démocratique et durable, tant pour les humains que pour les ressources de la planète.

C’est pourquoi nous vous appelons à rejoindre, participer et développer ces combats d’avenir. Nous demandons aux candidat-es aux différentes élections qui viennent de s’engager résolument pour le Service Public, ce « patrimoine de ceux qui n’en ont pas ».

 

DREVON Jean-Michel coordinateur national des États Généraux du Service Public – EGSP

NAY Françoise et ANTONY Michel vice-présidente et président de la Coordination nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité

DEFAIX Bernard président de la Convergence nationale de défense et développement des SP

MENARD Pierre secrétaire de la Convergence Nationale du RAIL


Pour une autre politique de Jeunesse et d’Education Populaire

Télécharger : ActuWeb politique JEP février 2012

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Chers collègues,

Nous vous rendons destinataires d’un document de fond qui marque nos points d’accord et de désaccord dans le débat actuel sur les politiques alternatives de jeunesses et les avatars du contrat d’engagement éducatif dans le cadre des accueils collectifs de mineurs.

1.     Notre contribution critique à la plateforme nationale pour un « big bang » des politiques de jeunesse précise que si nous partageons l’idée force (l’allocation d’autonomie dès 18 ans pour une période et des conditions à préciser cependant) nous ne pouvons en rejoindre les déclinaisons qui épousent des visions de « l’air du temps » (orientation, crédit de formation…) qui ont des répercussions non négligeables sur le système public d’éducation, voire sur les conditions d’emploi des jeunes qui doivent cesser de relever de « contrats aidés » mal payés.

2.     Un compte-rendu de la rencontre du 31 janvier dernier avec les représentants des candidats PS, Verts et Front de Gauche à l’assemblée nationale qui a permis de vérifier de larges points d’accord (selon nous)  avec le SEP-UNSA et de larges points de désaccord avec les employeurs du CNAJEP ainsi que des divergences potentielles dès lors que les politiques confondent politiques de jeunesse et démarches d’éducation populaire.

3.     Notre contribution très critique sur le contrat d’engagement éducatif et notre opposition à l’amendement de l’UMP (dit amendement Baguet) maintenant le caractère dérogatoire au code du travail. Mais encore notre désaccord profond avec le projet de loi PS (Juanico/Ménard) défendu par le CNAJEP (et pour cause c’est le relai de la position des employeurs associatifs) qui ôte toute capacité de défense aux salariés qui du coup ne le sont plus !

Croyez en notre volonté de participer à un débat public nécessaire pour faire bouger les lignes des pensées d’accompagnement des récessions en cours.

Le secrétariat national

Harmonisation du temps de travail : La stratégie du damage

Télécharger l’ActuWeb :  ActuWeb 10 février 2012

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Le vendredi 27 janvier 2012, les syndicats siégeant au CTM « santé jeunesse et sports » ont été invités à poursuivre les travaux sur «l’harmonisation du temps de travail en DRJSCS ».
Nous continuons la marche qui apparaît de plus en plus « forcée ». Dans une logique autant administrative que politique, la DRH veut aboutir, à trois mois d’une échéance électorale capitale qui aura des répercussions directes sur le périmètre actuel des compétences de la DRH conjointe à cinq ministères. Mais ce qui est important c’est d’avancer, de damer, de niveler. Tout ce qui sera fait ne sera plus à faire et les technocraties de gauche comme de droite y retrouveront la logique de leurs petits.
Tous les syndicats on fait remarquer que traiter des DRJSCS en ignorant l’administration centrale et les établissements avait quelque chose de curieux. L’administration a répondu que la centrale avait son propre comité technique (CTAC) pour statuer et que le CT commun aux établissements du sport serait également saisi pour sa part de la question. En ce qui concerne les DDI l’arrêté de mai 2011 a déjà balisé la situation.
De fait, le temps de travail dépendra des discussions au sein de chaque CT, en fonction des convictions et rapports de forces en présence.  La DRH a précisé que l’objectif n’était pas de coller aux textes DDI sans toutefois les ignorer… (lire la suite)

Réferendum à la DDCS 77 : “Pile je gagne, Face tu perds !”

Un référendum est proposé aux agents (en dehors des PTP) sur leur souhait ou non de pointer. La section EPA/FSU a décidé de ne pas se positionner pour ou contre mais appelle au boycott : Référendum pointeuse