Juil 04 2017

Compte-Rendu CAP des professeurs de sport du 29 juin 2017

Deux points principaux étaient à l’ordre du jour : L’accès à la hors-classe le matin et le mouvement sport l’après-midi (PS et CTPS).

Accès à la hors-Classe :

si la liste des 77 collègues promus au titre du barème n’a pas posé de problème aux représentants du personnel, celle des 8 collègues promus au titre du hors-barème a une nouvelle fois suscité une forte contestation des OS du fait de son aspect totalement discrétionnaire. Les collègues en question ne sont pas concernés individuellement par ce refus de véritables « cooptations » de la part de l’administration. L’opposition porte uniquement sur un principe de promotion d’un autre temps qui revient à distinguer 8 collègues méritants sur un « vivier » de plus de 1200 professeurs de sports. Quelle utilité ? Quels critères ?

Sur ce point les OS ont voté à l’unanimité contre la liste proposée par l’administration et ont proposé une liste de 85 noms dans laquelle les 8 derniers sont ceux qui suivent au barème. Bien évidemment, l’administration soucieuse de préserver ce privilège de promouvoir sans transparence et à la barbe des OS a voté contre.

Sur ce point, la FSU a rappelé dès le début des échanges que si PPCR était effectif l’année prochaine il faudrait revoir les ratios promus/promouvables. En effet, cette année ce ratio est de 7% pour un nombre de promouvables de 1217 (tous les collègues qui sont au 7ème échelon et jusqu’au 11ème). Avec PPCR, le nombre de promouvables va diminuer sensiblement puisque l’accès à la hors-classe ne sera possible que pour les collègues situés entre le 9ème échelon et 2 ans d’ancienneté et le 11ème échelon). Il sera d’environ 500 à 600 collègues soit avec l’application du ratio de 7% la promotion de 35 à 42 collègues, moins de la moitié des promotions d’aujourd’hui. La DRH a précisé qu’elle était consciente de cette situation et qu’elle ferait le nécessaire dès lors que les textes (décrets) seraient publiés.

Mouvement sport : L’opacité est en train de devenir un principe fondamental pour l’Administration.

Aujourd’hui, le susceptible a pris le dessus sur le vacant… Les R-BOP et SD1G jouent un rôle de destruction massive de postes. Quand autrefois, un poste se libérait, immédiatement ce poste pouvait être pourvu par un collègue qui l’avait inscrit dans ses vœux. Aujourd’hui, le mouvement est devenu un véritable parcours du combattant semé d’embûches. Un collègue qui bouge est un miraculé. Le poste qu’il visait a échappé à la main dévastatrice d’un service dénommé SD1G qui, tel un robot ou plutôt une calculatrice, ferme ici et là des postes. Il ne le fait pas en fonction d’une réalité locale ou de besoins particuliers en termes de services publics, non, il le fait pour atteindre des objectifs drastiques de réductions de postes. Et quand bien même il voudrait tenir compte des besoins, il a en face de lui des directeurs départementaux et régionaux, pour qui le sport est un détail, un objet secondaire, qui ne se battent pas pour conserver leurs postes de PS ou CTPS. A quoi bon avoir des agents spécialisés sur des missions techniques et pédagogiques quand leur premier souci est de répondre aux urgences préfectorales. Ce mouvement donne encore plus de légitimité au mandat des OS pour quitter la DRH des ministères sociaux, véritable machine à casser du PTP JS.

Dans ce mouvement s’étaient glissés insidieusement quelques postes intitulés « service civique ». Des collègues ayant comme priorité l’affectation géographique ont postulé sur ces postes. La FSU a condamné le fléchage de tels postes au détriment de missions propres au métier de PS avec en plus un mécanisme pervers qui ne garantit absolument pas le maintien du poste du PS qui serait affecté sur l’un de ces postes fléchés. En effet, s’agissant de ces derniers, la DRH parle de création de postes ; or, aucune certitude n’existe quant au maintien du poste libéré par le collègue qui prendrait en charge le service civique. L’UNSA a quant à elle demandé que ces postes ne soient accessibles qu’à des PS qui demandent leur détachement dans le corps des CEPJ arguant que cette mission relevait de la DJEPVA et ne pouvait donc pas légalement être effectuée par des PS. Ainsi les mouvements concernés ont recueilli un avis favorable sous réserve d’un détachement dans le corps des CEPJ. La FSU a considéré que cette position ne fait que renvoyer la décision à la CAP des CEPJ mais ne règle en aucun la question de postes de gestionnaires de dispositifs dans notre champ de la jeunesse et des sports que ce soit par des PS ou des CEPJ…

Les commissaires paritaires ont aussi fait valoir lors de ce mouvement que le classement des collègues par le chef de service d’accueil méprisait le dialogue social et toute concertation. En effet, les représentants des PTP sport ont une connaissance bien plus fine des profils des collègues qu’un directeur qui en rencontre quelques-uns lors d’un entretien physique ou téléphonique. Depuis que cette « règle » est instaurée, le mouvement est devenu très compliqué et interdit même certains collègues à bouger du fait de leur non-inscription dans ce fameux classement.

Au total, cette année, ce sont 62 collègues qui obtiennent satisfaction à leur vœu de mobilité soit encore moins que l’année dernière.

Pierre LAGARDE, commissaire paritaire au titre de la FSU

 

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